Mon site web est mal référencé – Que faire ?

par | 22 Fév 2021 | Acquisition de trafic

Un site web mal référencés (ou en sous-performance) souffre souvent d’un empilement d’erreurs. Des erreurs techniques en trop grand nombre, un contenu de trop faible qualité et enfin de l’absence de liens de qualité.

Pourtant, il existe des solutions : l’analyse SEO d’un site internet est une méthode qui permet d’isoler et de comprendre les facteurs bloquants.

Mais à quoi reconnaît-on un site web mal référencé ?

Qu’entend-on par « site web mal référencé » ?

Un site web mal référencé est un site : 

  • dont les mots clés principaux n’apparaissent pas sur la première page des résultats de Google (les SERPs). Et avec comme corollaire un faible trafic,
  • dont le trafic n’est pas ou mal qualifié. Vos mots clés sont ambiguës ou non pertinents au regard de votre activité. Vous avez du trafic, mais ça n’est pas celui que vous cherchez,
  • dont le taux de rebond est élevé et le nombre de pages consultées faible (l’un ou l’autre de ces critères ou les deux).

Mots clés branding vs mots clés produits ou services

« Lorsque je tape le nom de mon site ou de ma marque j’arrive premier dans google ». J’entends régulièrement cette phrase et malheureusement elle est trompeuse.

Vous partez du principe que l’internaute connaît votre marque et c’est sans doute vrai pour une infime partie de vos cibles. Pour les autres, c’est-à-dire la majeure partie, la recherche s’effectue avec des termes de produits ou de services, de thématiques ou de questions.

Les mots clés « branding » sont toutefois utiles. Ils vous permettent de suivre l’évolution de la notoriété de votre marque.

L’utilisation d’un outil comme Search Console vous permet d’isoler les performances des mots clés ou expressions contenant votre marque.

Vérifier ses positions sur votre navigateur : le faux ami

Google tient compte de votre historique et de votre position géographique. C’est pourquoi vous ne devez pas utiliser votre navigateur pour faire ces recherches mais plutôt vous orienter vers des outils dédiés.

Par ailleurs, il est à noter que vos positions peuvent varier selon que vous utilisiez un smartphone ou un ordinateur de bureau. Vérifier des positions, c’est vérifier ces dernières sur smartphones et ordinateurs de bureau.

Enfin, attention au requêtes géolocalisés. Une partie croissante des résultats renvoyés par Google tient compte de votre position géographique ou d’une intention de lieu dans la requête. Ces recherches ne sauraient être faites à partir d’un navigateur.

La plupart des outils de positionnement (SEO PowerSuite, SemRush ou Myposeo) proposent de paramétrer une zone géographique.

SerpFox est un outil freemium mais qui propose de suivre jusqu’a dix mots clés. 

Les erreurs techniques les plus courantes

Hébergement, pages 404, balises vides. La liste est longue, mais nous nous concentrerons sur les points essentiels.

Un nombre insuffisant de pages indexées

Êtes-vous sûr que les pages importantes de votre site web sont bien indexées ? Comme on dit, « pas d’bra, pas de chocolat ». Si vos urls ne sont pas indexées, elles ne pourront mécaniquement pas être positionnées.

Pour inventorier ces urls, vous pouvez utiliser cette commande sur le moteur de recherche de Google :

site:mon-domaine.com

N’indiquez pas de https ou de www. Juste le domaine. Google vous retournera toutes les urls (de votre domaine) présentes dans sa base de données.

Un hébergement peu performant

Oui, un hébergement performant améliore la rapidité de votre site et donc l’expérience utilisateur. Et Google tient compte de cette expérience dans la manière dont il positionne vos pages dans les SERPs.

A l’instar d’une maison, les fondations de votre site internet se doivent d’être solides, robustes. Ne faites pas l’impasse sur la qualité de l’hébergement pour aller « grappiller trois francs six sous ». Ce serait un mauvais calcul.

Changer d’hébergeur n’est pas compliqué en soit, mais tout dépend si votre nom de domaine est rattaché ou non à votre hébergeur.

Mon conseil : ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier et dissociez nom de domaine et hébergement du site. Vous vous éviterez de long délais et une paperasserie envahissante si le besoin de changer d’hébergeur se fait sentir.

Liens brisés et erreurs 404

Il est important de minimiser le nombre de liens brisés et d’erreurs 404. Que ce soit pour vos liens internes comme externes. Vérifiez-les régulièrement.

Un nombre trop important de ces erreurs va limiter le crawl de votre site par les robots de Google. Le robot va perdre son temps à essayer de comprendre le contenu d’une page qui n’existe pas (plus). Or le temps du robot sur votre site est compté. Autant faire en sorte qu’il se dirige vers des pages réellement intéressantes.

Des balises « meta title », « meta-description » et « h1 » vides ou peu optimisées

Les balises meta title et description et h1, sont importantes pour aider Google à comprendre le contenu de votre page. Il est indispensable que ces dernières soient remplies. Ces dernières doivent comporter les mots-clés sur lesquelles vous souhaitez vous positionner.

Des mots clés ou expressions à trafic nul ou très concurrentiels

J’observe régulièrement de bons positionnements, ce qui est flatteur, mais sur des expressions à trafic nul ou quasi nul. Il est donc nécessaire de retravailler vos mots clés pour vous diriger vers des expressions porteuses de volume.

Un petit tour sur Ubersuggest peut vous offrir des pistes de réflexion. La version gratuite vous propose 5 requêtes par jour. C’est un bon début.

De même l’attrait de mots clés à fort volume est un faux ami. Sur ces derniers la bataille fait rage. Il est donc difficile et coûteux de se positionner sur la première page (et plus encore sur les cinq premières positions). L’énergie à y investir doit en valoir la chandelle. Et la patience doit être une seconde nature.

Un contenu de trop faible qualité

Un contenu de faible qualité présente plusieurs caractéristiques :

  • il ne cible personne en particulier. Il n’est pas rédigé en fonction d’une cible,
  • le nombre de mots y est faible,
  • la richesse sémantique y est faible,
  • il n’est pas optimisé pour une expression en particulier,
  • il ne présente ni liste à puce, ni tableaux, ni vidéo,
  • il n’est pas correctement hiérarchisé (balise H1, H2, H3…)
  • il contient trop de liens sortant,
  • les balises « title », « meta description » et « h1 » de la page ne sont pas optimisées sur un mot clé.
  • il ne dispose pas de liens de qualité (à autorité au moins équivalente) pointant vers lui.

Si votre page présente un ou plusieurs de ces éléments, il y a de forte chance pour que celle-ci soit mal positionnée dans les résultats de Google. Bien sûr, il y a toujours des exceptions, mais elles n’infirment pas la règle.

Des backlinks absents ou mal travaillés

Les backlinks sont des liens pointant vers votre domaine (votre site internet). Ces liens sont des outils très puissants pour faire gagner de la popularité à votre site.

Si vous n’avez pas encore de backlink, vous devriez songer à mettre en place une stratégie pour vous donner davantage de visibilité.

Si vous possédez des backlinks, mais que vous n’observez pas de mouvement sur vos positions, il est possible que :

  • les liens pointent quasi uniquement vers la page d’accueil,
  • les ancres de liens ne renvoient pas de sémantique en corrélation avec la page d’atterrissage,
  • trop de liens utilisent la même ancre,
  • les liens viennent de sites à faible autorité.

Si vous possédez des liens externes et qu’ils comportent l’une de ces caractéristiques, il y a de fortes chances que vous ne puissiez bénéficier des bienfaits d’une stratégie de netlinking. Dis autrement, que vos pages gagnent de façon significative des positions sur les pages de résultats.

Et vous, votre site internet est-il correctement référencé ?

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